Les données tout juste publiées par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) le confirment: Vancouver et Toronto ont poursuivi leur ébullition en mars.

Le marché immobilier de Montréal? Disons qu’il est resté… tiède.
Le nombre global de transactions a grimpé de 9,5% dans l’ensemble du pays depuis un an. La croissance s’est élevée à 53,2% à Vancouver, à 10,6% à Toronto, et à 5,7% dans la métropole québécoise.
C’est aussi à Vancouver et Toronto que les prix ont le plus augmenté, et de loin:

« Le Grand Vancouver et le Grand Toronto sont toujours les deux seuls points chauds du marché résidentiel canadien pour ce qui est des ventes et des prix », a indiqué Gregory Klump, l’économiste en chef de l’ACI, dans le rapport diffusé mercredi matin.
L’ACI attribue cette frénésie à la « pénurie » de maisons unifamiliales à vendre dans ces deux marchés.
L’offre et la demande sont « équilibrées » dans la plupart des villes du pays, selon l’organisme.
On peut constater dans le graphique suivant que la croissance des prix est beaucoup plus faible à Montréal (+0,51%) que dans l’ensemble du pays (+4,95%) depuis un an:

Quoi qu’il en soit, le marché reprend lentement mais sûrement du tonus au Québec, indiquent des données publiées mardi.
Les ventes totales ont augmenté de 3% pendant le premier trimestre, une troisième hausse trimestrielle consécutive.
Plusieurs économistes estiment que la faiblesse historique des taux d’intérêt continuera de soutenir le marché immobilier au cours des prochains mois.
La Banque du Canada vient par ailleurs de confier le maintien de son taux de financement à un jour à 0,75%, ce qui laisse présager des taux d’emprunt encore très bas pour un bon moment.

Maxime Bergeron, journaliste à La Presse